Janine Busson occupe une place importante dans l’histoire française des initiatives de réduction du temps d’écran. Bien avant que l’appellation « 10 Jours sans écrans » ne s’impose, elle agit déjà pour sensibiliser les familles aux effets de la télévision sur les enfants et pour promouvoir des alternatives éducatives, culturelles et relationnelles à l’occupation du temps par les écrans.
Un engagement ancien en faveur de l’enfance
En 1994, Janine Busson crée l’association « Enfance en danger, non aux violences à la télé », avec la volonté d’alerter sur l’impact des images violentes et de défendre une meilleure protection de l’enfance face aux contenus audiovisuels.
Dans cette continuité, elle lance en 1997, à Wimereux, la « Semaine sans télé ». Cette initiative invite les enfants et les familles à prendre du recul par rapport à la télévision et à redécouvrir d’autres manières d’habiter le quotidien : jouer, lire, créer, sortir, partager, bouger. Elle constitue l’un des premiers repères français d’une mobilisation collective autour de la réduction du temps d’écran.
Une place singulière dans l’histoire du défi
L’action de Janine Busson est antérieure au « Défi de la dizaine sans télé ni jeux vidéo » lancé au Québec par Jacques Brodeur en 2003, ainsi qu’au « Défi 10 jours pour voir autrement » lancé à Strasbourg par Serge Hygen et ÉCO-Conseil en 2008.
Sa démarche ne relève donc pas, à l’origine, d’une adaptation de ces initiatives. Elle s’inscrit dans une voie propre, née en France dès les années 1990, à partir d’une préoccupation éducative, familiale et citoyenne. À ce titre, Janine Busson apparaît comme une précurseure majeure en France.
D’une « Semaine sans télé » au défi d’aujourd’hui
Au fil du temps, son travail a évolué avec les usages et les enjeux. Ce qui visait d’abord la télévision s’est progressivement élargi à l’ensemble des écrans. Son parcours rejoint ainsi l’histoire plus large des défis de déconnexion, jusqu’à converger avec la dynamique aujourd’hui portée sous le nom de « 10 Jours sans écrans ».
Un engagement inscrit dans la durée
Janine Busson a inscrit son engagement dans la durée, en accompagnant l’évolution des usages et des préoccupations éducatives. De la télévision aux écrans numériques d’aujourd’hui, elle a continué à porter une même conviction : les enfants ont besoin de temps, d’attention, de relations, d’activités concrètes et d’expériences vécues, que les écrans ne doivent pas envahir.


