LE DÉFI 10 JOURS SANS ÉCRANS

Découvrir 10 Jours sans écrans

Et, si pendant dix jours, les écrans de loisirs prenaient beaucoup moins de place dans la vie des enfants et des jeunes ?

10 Jours sans écrans est un défi collectif proposé aux enfants et aux jeunes, préparé avec les équipes éducatives et les familles. Pendant dix jours, chacun est invité à se passer autant que possible des écrans de loisirs — télévision, jeux vidéo, smartphone, tablette, ordinateur… — pour redécouvrir tout ce que ce temps libéré permet de faire.

Pourquoi dix jours ?

Le choix des dix jours n’est pas arbitraire. Il trouve son origine dans le programme SMART (Student Media Awareness to Reduce Television), développé et évalué à l’Université de Stanford dans les années 1990. Après un travail de sensibilisation en classe, les enfants y expérimentaient notamment dix jours sans télévision ni jeux vidéo afin de réduire leur consommation d’écrans.

C’est de cette démarche que s’est notamment inspiré Jacques Brodeur lorsqu’il a développé au Québec le Défi de la dizaine sans télé ni jeux vidéo. Dix jours offrent ainsi une expérience de déconnexion suffisamment longue pour bousculer les habitudes, libérer du temps pour d’autres activités et éprouver concrètement ce que change une place moins importante accordée aux écrans. Une expérience pour prendre du recul et cultiver le goût de la déconnexion.

Réduire les effets d’une surexposition aux écrans

Les effets d’une exposition excessive aux écrans sur la santé et le développement des enfants et des adolescents sont aujourd’hui largement documentés. Lorsqu’ils occupent une place trop importante, les écrans peuvent notamment empiéter sur des besoins essentiels : sommeil, activité physique, interactions avec les autres, jeu, lecture ou apprentissages.

Selon l’âge et les usages, un temps d’écran important est également associé à différents risques pour la santé physique et mentale, l’attention et le bien-être. À cela s’ajoutent les effets propres à certains contenus et services numériques : captation de l’attention, sollicitations publicitaires, exposition à des contenus inadaptés et influence sur les comportements.

Réduire volontairement les écrans de loisirs, c’est donc chercher à limiter ces effets, mais aussi à préserver du temps et de l’attention pour les activités indispensables au développement et à l’épanouissement des enfants et des jeunes.

Faire de la place à autre chose

Réduire les écrans de loisirs pendant dix jours, c’est aussi libérer du temps et de l’attention. Du temps pour bouger, dormir, lire, jouer, créer, discuter, sortir, retrouver les autres, s’ennuyer parfois… et redécouvrir des activités auxquelles les écrans finissent parfois par laisser moins de place.

Le défi permet aux enfants, aux jeunes et à leurs familles d’en faire concrètement l’expérience : que se passe-t-il lorsque les écrans occupent beaucoup moins de place dans notre quotidien ?

Bouger et prendre soin de soi

Retrouver davantage de temps pour l’activité physique, le sommeil, les activités extérieures et des rythmes de vie plus équilibrés.

Lire, jouer, créer… et s’ennuyer aussi

Redonner de la place à la lecture, au jeu, à l’imagination et aux activités créatives, mais aussi accepter les moments où il ne se passe rien. L’ennui peut laisser le temps de rêver, d’imaginer, d’inventer et de trouver par soi-même ce que l’on a envie de faire.

Se retrouver

Multiplier les conversations, les jeux partagés, les moments en famille ou entre amis et les occasions de faire ensemble.

Prendre du recul et gagner en autonomie

Faire l’expérience de la déconnexion permet de mieux observer ses habitudes, de réduire l’exposition aux sollicitations publicitaires et aux mécanismes qui captent l’attention, et de prendre conscience de l’influence que les écrans, les contenus et les plateformes peuvent exercer sur nos comportements et nos choix.

Un défi qui se prépare collectivement

10 Jours sans écrans ne commence pas le premier jour du défi. Pendant les semaines qui le précèdent, des activités pédagogiques permettent aux enfants et aux jeunes de réfléchir à la place des écrans dans leur quotidien, de prendre conscience de leurs effets sur le corps, le sommeil, l’attention, les émotions ou encore les relations avec les autres.

Cette préparation vise aussi à faire naître l’envie de changer certaines habitudes. Les enfants identifient ce qu’ils aimeraient améliorer, imaginent ce qu’ils pourront faire du temps libéré et se préparent progressivement à relever un défi exigeant, mais réalisable lorsqu’il est porté collectivement.

Les équipes éducatives et les familles sont associées à cette préparation. Ensemble, elles créent les conditions qui permettront aux enfants de réduire autant que possible leurs écrans de loisirs pendant dix jours et de vivre cette expérience comme un défi positif plutôt que comme une simple privation.

Des supports accompagnent chaque étape du défi. Carnets adaptés aux différents âges, guides pour les familles, affiches, badges et ressources pédagogiques aident les équipes à préparer les enfants et les jeunes, à associer les familles et à faire vivre les dix jours.

→ Découvrir les kits et les supports

1 – Comprendre et se préparer

Prendre conscience de ses habitudes et des effets des écrans, développer l’envie de les faire évoluer et préparer collectivement les dix jours.

2- Relever le défi

Réduire autant que possible les écrans de loisirs et suivre ses efforts au fil des dix jours.

3 – Faire ensemble

Familles, équipes éducatives et acteurs locaux soutiennent le défi et proposent des alternatives aux écrans.

4 -Faire le bilan

Observer ce qui a changé, partager son expérience et réfléchir aux habitudes que l’on souhaite conserver.

Un défi qui s’adapte à chaque âge

Le défi ne se vit évidemment pas de la même manière à 2 ans, à 8 ans ou à 16 ans. La démarche s’adapte à l’âge des enfants et des jeunes, de la petite enfance jusqu’au lycée, avec des objectifs, des activités pédagogiques et des supports adaptés.

Petite enfance

Avec les plus jeunes, notamment en crèche et dans les structures d’accueil de la petite enfance, le défi s’adresse d’abord aux adultes qui organisent leur environnement. Parents et professionnels sont invités à réfléchir à la place des écrans dans le quotidien de l’enfant et à faire évoluer leurs propres pratiques.

École primaire

À l’école primaire, les enfants deviennent pleinement acteurs du défi : ils observent leurs habitudes, découvrent les effets des écrans, réfléchissent à ce qu’ils aimeraient changer et se préparent à relever collectivement les dix jours. Le défi leur permet ensuite d’expérimenter d’autres façons d’occuper leur temps.

Collège & lycée

Au collège et au lycée, cette démarche peut aller plus loin dans la réflexion sur le smartphone, les réseaux sociaux, l’économie de l’attention et les stratégies d’influence des plateformes.

Quand tout un territoire se mobilise

Le défi prend une autre dimension lorsque la mobilisation dépasse les établissements. Collectivités, associations, centres sociaux, acteurs de santé, structures culturelles et sportives… peuvent accompagner les structures participantes et les familles, notamment en proposant des activités et des temps de rencontre pendant les dix jours.

Sorties, jeux, ateliers, activités sportives ou culturelles, temps conviviaux… réduire les écrans devient plus facile lorsque l’environnement s’y prête et que les occasions de faire autrement se multiplient.

Le défi peut ainsi devenir un véritable temps fort local, fédérant les acteurs d’un territoire autour d’un même objectif : aider les enfants, les jeunes et leurs familles à faire l’expérience d’un quotidien avec moins d’écrans.

→ Déployer le défi sur mon territoire

Vous souhaitez mobiliser les acteurs de votre territoire autour du défi ?

Une mobilisation qui change d’échelle

Des défis sans écrans étaient déjà organisés dans différentes écoles. À partir de 2018, une mobilisation collective coordonnée se développe au Pays Basque, réunissant plusieurs établissements autour d’un défi organisé aux mêmes dates.

Cette dynamique s’est progressivement étendue bien au-delà de son territoire d’origine : de 4 500 enfants et jeunes mobilisés en 2018 à 138 055 participants dans 968 structures en 2026, en France et au-delà.

Des effets observés par les participants

Chaque année, les questionnaires proposés aux enfants, aux parents et aux professionnels permettent de mieux comprendre ce que l’expérience des dix jours change dans leur quotidien.

Les résultats font apparaître des évolutions dans plusieurs domaines : activités des enfants, vie familiale, lecture, activité physique ou encore rapport aux écrans. Ils montrent également une forte adhésion à la démarche, chez les parents, les professionnels et les enfants eux-mêmes.

81 % des enfants présentent au moins une amélioration observée.

82 % des parents déclarent que le défi les aide dans leur rôle.

89 % des enseignants estiment que les efforts engagés pour organiser le défi en valent la peine.

75 % des enfants souhaitent recommencer le défi.

→ Découvrir tous les résultats

Une démarche qui s’inscrit dans une histoire

10 Jours sans écrans s’inscrit dans une histoire de plusieurs décennies d’initiatives éducatives visant à aider les enfants et les familles à réduire la place prise par les écrans.

Dans les années 1990, le programme SMART, développé à l’Université de Stanford, expérimente une démarche associant sensibilisation en classe, implication des familles et réduction volontaire du temps d’écran. Au Québec, Jacques Brodeur s’en inspire notamment pour lancer en 2003 le Défi de la dizaine sans télé ni jeux vidéo et contribue largement à diffuser le principe d’un défi collectif associant enfants, familles et écoles.

En France, des initiatives pionnières voient également le jour : Janine Busson lance à Wimereux une Semaine sans télé dès 1997 ; à Strasbourg, le Défi 10 jours pour voir autrement est organisé à partir de 2008 dans le sillage des expériences québécoises.

C’est dans cet héritage que s’inscrit 10 Jours sans écrans, structuré au Pays Basque à partir de 2017 puis porté par l’association créée en 2018, avec l’ambition de développer cette mobilisation à une échelle toujours plus large.

Une association au service d’une mobilisation collective

Depuis 2018, l’association 10 Jours sans écrans coordonne et développe cette mobilisation, avec l’ambition de permettre à un nombre toujours plus important d’enfants, de jeunes et de familles de faire l’expérience d’une réduction volontaire des écrans de loisirs.

Association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, elle conçoit les outils pédagogiques du défi, accompagne son déploiement et fédère les structures, territoires et partenaires qui souhaitent s’engager. Elle veille à préserver l’indépendance de la démarche vis-à-vis des intérêts de l’industrie numérique.

→ Qui sommes-nous ?
→ Nos soutiens et partenaires

Prêt à relever le défi ?

École, collège, lycée ou structure d’accueil de la petite enfance ? Découvrez comment préparer 10 Jours sans écrans, mobiliser les familles et rejoindre la prochaine édition.